Miss Powder me Soulages*

Il se fait 4 heures du mat’. Dans ce club branché de la capitale, je la vois comme une flamme virevoltante et incandescente.

Mais cette femme lumineuse et radieuse a pris la poudre…non, pas celle d’escampette, non! non! L’autre, la blanche, celle qu’on snife, la schnouffe. Elle est bien là mais sans l’être, elle veut me rouler dans sa farine, mais je ne suis pas dupe à sa dope. Devant moi, une puce si excitée qu’elle saute au plafond! Elle s’envoie littéralement en l’air! Ça fait des lustres que je n’ai pas vu un tel désastre! Un peu comme une mauvaise pièce de théâtre øù on reste par politesse. Elle tressaute aux portes d’un paradis artificiel, prête à finir entre quatre planches à la fin de ce piteux spectacle …

Quelques sauts de cabri plus tard, elle tombe dans mes bras. Son nez saigne , elle se serre contre moi, par politesse je ne la repousse pas. Elle claque des dents, elle a peur, elle a froid. Et moi j’suis là, sauveur malgré moi. Elle se cramponne, je pense un peu au sang, mais surtout à mon ex belle chemise. Dégoûté des pois rouges qu’elle me floque. Le Virenque de la piste de dance, à mon insu, de son maudit plein gré…Ça vous fait rire? Eh ben pas moi! Eh merde! La voilà qui chiale. Des larmes coulent avec son Rimmel à deux balles … comme la chanson qui passe je suis « en rouge et noir🎶 » … elle voudrait ma peau! Mais Madame me Soulages, comme le peintre! Ma chemise se transforme en œuvre d’art. Elle s’accroche tellement qu’elle déchire ma toile. Un peu agacé, j’hésite à me casser et à la laisser sur le trottoir devant la boite… j’suis un peu au bout de ma vie. Mais pris de remords, je décide pourtant de la ramener chez moi. Le froid et la pluie d’automne lui feraient attraper la mort qui lui tend les bras. Elle tient encore à moi enfin à un morceau de ma chemise d’artiste. Le chemin est long et sinueux bien que tout droit. À la maison, je la dépose sur mon lit en ôtant ses ballerines et sa robe … son nez ne coule plus, elle dort déjà comme une enfant. Je la trouve belle. Je la borde avant d’aller me coucher. Le jour se lève dans le salon, je vais rejoindre mon canapé après m’être soulagé de ma chemise délabrée ( … ) 😉

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L’important dans l’écriture, ce n’est pas que l’histoire soit réelle, mais qu’elle fasse rêver ! 😘

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* « La peinture ça ne se regarde pas, ça se fréquente ». Pierre Soulages

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