Ivresse sur Seine

Je rebouche sans cesse 

Dans mes nuits noires, 

Les trous de ma mémoire.

Ceux que je creuse au fond des bars 

Dans l’ivresse des grands soirs.

Hier encore 

Titubaient nos corps 

Crachant sur la Seine

Une soupe populaire

À l’eau trouble des larmes.

Du sel pour nos âmes 

Noyées aux rancœurs 

Des amours trop courts.

Et toutes ses filles insensibles 

Qui se dévoilent et se défilent

Dans les vapeurs artificielles

De nos illusions perdues …

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